Showing posts with label écrits. Show all posts
Showing posts with label écrits. Show all posts

2025/01/14

la capillarité de la forêt


désir de laisser remonter la forêt
à la surface du corps

nous ne formions qu’une seule et même chair dans la caverne de l’humanité
un seul et même pouls
une unique fissure verticale
où à la fois chute et s’élève
une meute de chair
avec tant d’unité dans nos diversités
et tant de diversité dans notre unité

j’ai vu la mousse devenir animal
l’arbre nous apprendre à tenir debout
et son écorce lire le journal de nos ombres

viens
partons à l'aventure
vers le mystère, le secret
l’aventure
celle de l’attente que ça se révèle, d'aller plus loin
pénétrer un lieu secret
où grimper
chuter
recommencer

laisse faire la forêt
tes empreintes sur sa peau
son empreinte dans ta chair

fouille
sa présence
l’attention alerte
l’écoute ivre
les sens à nu

piste le sentiment
flaire la texture
sans comprendre la devenir

épouse les reliefs
apprends son langage souterrain
de ce qui se décompose
et nous recompose
de ce qui la recompose
et nous décompose

elle va
nous renverser
nous ramoner
nous fourrager
nous cueillir
par dessous
au dedans
tellement vaste
tellement proche

ici pas de mythe, pas de récit
des instants
des trouées
des existences
et beaucoup d’effraction d’épiderme
beaucoup de terre dans la mémoire
de brindilles dans les côtes
et de sable dans la bouche
les courbes du paysage dictent la route du corps
cartographie intime de ce qui s’échappe
abrasives nervures
du terrain

s’approcher de croire à ce qui disparaît déjà
courir comme question
douter comme courir
ici croire c’est douter
ici douter c’est croire

il y aura des cris, des silences
des ancêtres, leurs prénoms,
une seule bouche conjuguera leur mémoire

avalé par la forêt
la rencontre est poreuse
le rendez-vous est muqueuse
dans nos veines s’entêtera
une faim
impossible à combler

couché
à l’endroit
où brûle
où tremble
où tombe
où tournoie
où faille
tellement de peau
mutante
muante
doucement se détache
un secret
articulation de l’instant
la forêt se mêle
disparaît ce qui manque
fente libère
peau reçoit

chercher
tout contre
chair
un lieu, une émotion
une pierre, un organe

retenir la racine dans l’artère
perdre la membrane
la limite
s’amarrer à l’illimité
où mousse profonde
pierre vivante
éclosion par le ventre

ronger
où c’est tendre 

la peau s’enfonce
traverse l’espace
s’enfuir dans ce qui décuple

avale la cavité
par le dos s’enfonce
par l’épaule ça remonte
déborde
retourne au sol
l’organe
habite ce qui roule
articule l’autre côté
laisse la grotte avancer en toi
remonte la colonne vertébrale du chêne
le muscle fleurit bruyère
ça caillasse les ancêtres
perce déterre prolifère
là où ça fissure
là où ça fente
là où ça échancre

les blessures murmurent dans la grotte
désenfouir
une histoire de monstres
jusqu’à sourdre
une histoire de dieux
le lichen lèche la plaie
plurielle sont nos pierres

quelle partie de ton corps as-tu glissé derrière l’écorce?

tellement peau
tellement prendre
prendre feu
prendre forêt

 

Céline Angèle

2020/09/20

Danseuse de Blocs

 

Nous sommes heureux de vous partager l'article que Grimper magazine a proposé dans leur numéro (#204): un portrait de Céline où dialoguent ensemble toutes ses pratiques de judo, théâtre, danse et escalade dans la forêt de Fontainebleau.

Avec de belles photos de Stéphan Denys et une de Georges Karam. 
 
Céline figure également dans le livre de Stéphan Denys " Bleau Blocs " aux Editions du Mont-Blanc, en librairie depuis le 9 septembre.
 

 




















2020/01/08



Yoshito Ohno
Dearest city boy
I remember one day in his class in 2000
That day, they got the news , one of their friend died
He always used reality around us, or in our memory
Life is the teacher, he teached
His next proposition was about that kind of moment,
Losing a member
A petal is falling in your chest he said
This sensation
The beauty of it
The ugliness of it
larmes et gratitude
Infiniment


Jean Daniel

photo: Eikoh Hosoe



 

2018/12/29

Quelques retours de stages 2018 à l'Entre Lieu


 …….«  Mon expérience Butô a commencé en 2013. Jean Daniel et Céline organisaient des stages depuis quelques années dans les Pyrénées Orientales, région où je réside.

Ce fut un déclencheur pour moi de reprendre la danse que j’avais délaissée depuis quelques années, ma vie de famille ayant pris le dessus.

Le dernier stage auquel j’ai participé en novembre 2018 a été le plus bouleversant.
Peut-être parce que c’était le dernier en date mais certainement aussi parce que j’étais complètement immergée dans l’univers de Jean Daniel et Céline.
Nous étions dans ce lieu magnifique qu’ils ont nommé à juste titre « L’entre-Lieu » dans un village, Larchant, près de la forêt de Fontainebleau. 

J’ai pu y découvrir de nouvelles propositions toutes aussi belles les unes que les autres. Raffinement et beauté.
Leur travail a beaucoup évolué depuis les quelques années où j’ai commencé. Le fait qu’ils soient dans leur univers permet d’étendre les possibles aussi loin qu’ils le souhaitent.

J’ai beaucoup de souvenirs sur ce qu’il s’est passé durant ces cinq jours de stage de novembre. Des moments précis de joie mais aussi des pleurs. C’est une profonde exploration intérieure qui fait appel à tout ce que l’on a pu vivre et ce que l’on vit.

J’ai appris qu’il fallait enlever couche après couche pour n’être réduit qu’à l’essentiel. C’est une abstraction de tout notre être. Tout ce que l’on peut ressentir dans la joie mais aussi dans la peine doit être répandu dans tout notre corps, cette émotion doit l’envahir tout entier et la transcender pour pouvoir l’offrir au for extérieur. Mais toujours sans aucun jugement. Ouvert. Avec bienveillance.

Le travail de Jean Daniel et Céline dans la pratique du Butô m’a inspiré dans mon travail de peintre. C’est là que j’ai commencé à vouloir réunir ces deux pratiques, la danse et la peinture. De là sont nées mes expériences graphico-dansées. C’est une source d’inspiration et d’expiration. » …...

Mylène Montana
20/11/18


_


" Au début, je ne savais pas. Ni ce que je faisais là, ni ce qu'ils attendaient de moi. J'avais peur et je ne comprenais pas. Et puis, au fil des heures et des expériences, c'est comme si cela n'avait pas d'importance. Parce que ce que j'étais en train de vivre était bien plus présent.  Ce que j'étais  en train de vivre... savait fissurer mes peurs.

Alors, j'ai dansé. Et j'ai essayé même les propositions impossibles. Et c'était jouissif, de ressentir le Butô qui se dispersait jusqu'au coeur de mes cellules. Qu'il me permettait de savourer mon corps dans ses limites et dans ses possibles. Dans ses espaces fragiles, dans ses fragments d'émotions et ses impossibles souvenirs, dans le vivant et le mort.  D'explorer ce monde intérieur, tout le temps là et parfois si loin. Encore au- delà. De le rallier à l'autre monde, l' extérieur. D'expérimenter le geste, pour créer ce lien.
De me sentir vivre et mourir dans un même instant. De ne plus penser mais de rechercher. D'essayer.
Le Butò nourrit mon corps, mon âme, mes rêves, mon présent et mon propre travail artistique.

Céline et Jean Daniel, dans leurs êtres si particuliers, conscients et complémentaires savent m'amener sur des chemins inexplorés, au travers de cette danse illimitée, qui réunit tant de formes d'arts. Des chemins qui me ramènent au centre de la vie. Dans mon propre cœur. Au présent. Ils savent m'accompagner là où je n'ai encore jamais été.

Leurs regards bienveillants, leurs ouvertures sans jugements, leurs idées si riches et hautes... les échanges artistiques, ce tout si exquis à mes yeux, me permet d'oser. D'être, un peu plus. C'est une expérience à vivre. Sans retours.

Au- delà de la générosité et de l'attention offerte dans ces instants, le cadre extraordinaire de leur lieu, le sommeil magnifique et le soin précieux apporté aux repas offre une expérience profonde et sécurisante.

 Du fond du corps, merci. "

Coquelicot de Perrot
26/08/18

_
 

" Merci au  Butô, à Jean Daniel et à Céline qui me le transmettent au plus proche, au plus vrai de ma source.
Ma danse Butô…C'est plus fort que moi, impossible de me contredire dans le mensonge. Tout ce que je rencontre ici est à l'intérieur.
Quelque soit le lieu, la forêt, nos différents points de rencontre, la sablière, le creux de la terre, ce que je perçois est ma vérité.
Lorsque je danse avec la Vie, toutes mes peurs deviennent un lointain souvenir. La Vie se vit, elle ne se pense pas et le butô me permet d'y accéder.
J'ai reçu ce que je donne, en faisant le choix de l'Amour, j'avance vers le bon, le doux, le tendre et la conscience.
Merci à tous
Merci Céline
Merci Jean Daniel "

Françoise Riou dite Sho Nin
17/08/18

_
 

" Témoignage stage juillet 2018

L’été est chaud. Acre. Pierres vieilles déchirées sous les oiseaux virgules. Atteignons l’état où tout est signe. Il s’agira de « récolter du sensible » : c’est une rencontre avec un espace de liberté.
A Larchant, l’église en ruines est noire au dehors pour être claire au dedans. Ses murs épais aux larges contreforts tranchent la rue en des pans massifs. Mais sitôt qu’on y entre, sitôt qu’on y entre, c’est une débauche de lumière sous les vitraux de fête.
Là-bas et ici, il y a aussi la forêt. Il y a ses couleurs. Tantôt brûlées, tantôt humides.
Et quand les mots italiques sont dits et que la musique se love au creux du silence si dense, il y a leurs yeux fous dont l’ardeur sidérante est un fil tendu sur l’abîme. Comme la béance de cette pierre dont mon corps cherche à habiter l’endroit et l’envers. Puisque
« je commencerai par être l’empreinte digitale de la mort dans la vie ».
Dansons. Dansons.
Céline et Jean-Daniel nous donnent à étirer notre peau pour nous en faire des filets, zone sûre au-dessus du précipice que l’on apprend à creuser dans notre propre chair. Comme Gilgamesh, il faut tenir. Tenir en aveugles dans la nuit devenue dense dont la texture doit être lue par chacun des points de notre peau infinie. Car
« si tu es dans la solitude et que tout autour de toi est froid et infini, alors tu t’es éloigné de l’homme mais tu t’en es rapproché comme jamais auparavant ».
Dansons. Dansons.
Il y a dans la bibliothèque des pages qui attendent d’être tournées : toujours, des histoires de danse, de présence et de sacré. Au creux de l’une d’elles, l’immuable extase d’Akira Kasai, fixée ici dans un pli, est probablement la plus belle vision qu’une mauvaise mise en page ait pu créer.
Sur la
Voie du Butô, Tatsumi Hijikata se demande : « Pourquoi ne pas planter un escabeau dans son propre corps et descendre en soi ? Je crois qu’ils devraient tenter d’arracher et de manger les ténèbres de leur propre chair».
Sous ma peau, la nuit est si belle. "

Claire Przl  





2018/10/10

Des moires d'outrestombes


De Mathurin sauveur de fols, à Saint Jacques le bien nommé, que Théodomir exhuma…
Que de traces et de cheminements …
Un koan Zen énonce que le bois ignore tout de la cendre, ainsi que la cendre du bois …
Et, à travers les ruines de cette ancienne abbatiale, là, devant le plancher du studio à Larchant, j'ai devant les yeux la résolution entière de ce koan…

Devant ce plancher  en partie recouvert de cendre qui lui confère comme une atmosphère de circus , il me semble humant cette étrange épaisseur  y voir galoper ds chevaux …
De cavale, certes, en parait une, très très étrange, une sorte d'efflorescence terrestre avec une chevelure de plantes sauvages & de mousses ou de lichens ? …impossible à dire ni à cerner de cette bizarre silhouette dont le buste semble gainé d'un caraco noir,  évoquant l'Espagne & ses bustiers altiers …

Céline s'avance, Céline danse mais à peine, ses pieds humides laissent au sol les empreintes d'antiques incendies que l'orage avale …
Puis soudain elle s'écroule, elle s'écroule sans fin et toute sa danse n'est que cette chute infinitement renouvelée, une mer de chutes entre le bois & la cendre …

Estre outre, c'est à dire mort, mais outrepasser … S'en aller plus avant, plus loin, plus vif, plus noir …
Il n'est de chute qu'on ne relève, tombe et retombe encor …
Dans cette humidification de la cendre au sol, là où se voit gésir Céline-dryope, sorte d'abîme enchâssé dans la vie de la mort, une surterraine alchimie nous saisit et nous fige …
Les puissances de la terre et de l'arbre s'enflent & tendent ce corps possédé, démembré, haletant, mu par des forces invisibles et chthoniennes …
Puis des sons s'en échappent, des mots ou ds bribes de mots qui courent, qui nous échinent …
Des phrases entières ciselées comme à la hache de ce corps-parole nous frappent comme des traits ...

Parfois il s'échappe et court, parfois il s'élève puis retombe …
Cela semble venir d'un autre espace, d'autre temps, d'univers parallèles mais enliés …

Lorsqu'il freine, se fige un instant et semble suspendu en ces corridors d'entre-mondes, on perçoit alors distinctement comme des frottis d'élytres, des frémissements cristallins de nébuleuses gelées, quelques diamants stellaires qui se rétractent proches du Zéro absolu … Des vrilles d'éléments rares haubanant des traînes d'astéroïdes de métaux extra terrestres …
Une musique subtile invisible à l'oreille nue, mais qui sous tend et comble la force de la danse dans ses interstices les plus secrets.
Alors cela finit par imprégner le corps même de la Dryope qui s'en nourrit, y plonge quelque aventureuse racine et y puise une sorte de sidérale énergie …

Et quand la vie en sourd, finit par en jaillir, c'est une sorte d'expulsion, d'explosion vitale qui se rétracte comme aspirée par son propre déploiement … Cela s'étire & s'allonge, envahit tout l'espace et envahit le temps … On pressent l'attaque de la nuit … L'ombre s'allonge tandis que la couleur se ternit …

De ce corps maintenant nu on sent émaner puissance, la vitalité, Dryope-Δρυοπη échapperait enfin aux Hamadryades ? …
Mais il s'agit là de bien autre chose, ce corps de danse se doit d'échapper à lui-même, d'échapper à la représentation, au représentable …
Nous ne pouvons que le suivre dans une lente remontée, un longue ascension du vivant vers la lumière …
Nous nous élevons avec lui et disparaissons dans ses mots, dans les textes et dans les cris …
une mémoire millénaire crépite alors en nous et vient témoigner de la futilité du monde.
Le temps s'est arrêté et nous demeurons figés, ficelés dans nos paquets de viande … exsangues …

Voilà … Depuis longtemps, Céline a disparu, portée sans doute par quelque aquilon vers la froide hyperborée ou quelque contrée mythique au delà de nos sens …
Nous refluons, nous nous parlons à nous mêmes en tâchant d'éviter de nous redire, de nous méprendre. Ensemble saisis …

Le bois ignore tout de la cendre, certes,  mais c'est bien entre les deux que crépite insaisissable la flamme de vie …

Claude Parle

-

" je ne danse pas j'offre mes os "

Performance solo: Céline Angèle

Mise en scène: Jean Daniel Fricker

Durée: 1h
Le dimanche 30 septembre à 16h, à l'entre lieu , Larchant (77)



2018/08/24

Ce sont mes mots, qui me manquent.



Maria est venue
Daniela, sa fille l'a mise dans un train à Milan
Elle a voulu descendre du train en route
En repartant dans le train, Daniela a montré une photo de moi
Elle a dit "io torno in dietro!"
Elle n'a jamais su aller de la salle à manger à la cuisine,
elle prenait la mauvaise porte

Elle passait de la terrasse où elle dessinait
à la salle de danse où elle volait
Elle ne touchait pas le sol
Jamais
Elle venait me voir ou voir Céline pendant que tout le monde essayait nos propositions
Puis encore elle dansait , elle essayait chacune, parfois plus, parfait moins
Elle faisait ce qu'elle pouvait, à sa façon, totalement, n'en a refusé aucune
Elle disait souvent combien c'était beau d'être ici
Pendant une pause , elle est allée seule , a essayé de mettre une de mes robes, puis s'est mise à danser, Céline a mis une musique d'un film sur Kazuo Ohno, elle a chanté et dansé, seule, et tellement avec nous , elle a pris nos mains à chacun
 Aloual aussi chantait quand il dansait dans les stages de Kazuo Ohno. Un jour il lui a demandé, " on peut chanter en dansant le butô ? Kazuo a répondu ; je ne comprend pas , tu le fais déjà , pourquoi tu demandes si c'est possible ?
Elle ne demandait pas, de toute façon ça lui était difficile de trouver les mots
Un jour j'ai écrit:

Ce
sont
mes
mots,

qui
me
manquent.

C'est un début
Tout le monde était fatigué émotionnellement, fatigué et content d'avoir pu être là, un peu contaminé par alzheimer , un peu plus là, un peu moins parti, un peu plus dehors
Quel groupe, quelle bienveillance
Merci Daniela de nous avoir demandé de faire un stage d'été pour que ta maman puisse t'amener


Jean Daniel, l'entre lieu Août 2018





2015/05/09

C'est peut-être folie, mais je suis persuadé que c'est le corps ici le chorégraphe.

C'est peut-être folie, mais je suis persuadé que c'est le corps ici le chorégraphe.


L'avenir de l'humanité sera poétique ou ne sera pas.

Au début. Je voudrais rester toujours au début, même au moment de mourir, se tenir là, au début de tout. au début, toujours.


Le résultat, ça ne m'intéresse pas.

Le résultat, ça ne nous regarde pas.
D'ailleurs il n'est jamais atteint.

Nous sommes un début, un balbutiement d'humanité.

Il faut parvenir à attendre dans l'urgence.

Quand on essaie d'être dansé, on est face au vide.


Je suis un disponibiliseur.

Nous dirons oui jusque dans le non.

Je travaille à la porosité de l'action.


Pour qui est-ce que tu danses?
Pour l'enfant que je n'aurai pas.

Combien serons-nous disponibles l'un à l'autre?


Nous approcherons-nous de l'essentiel?

Je ne danse pas, j'essaie des impossibles.
Ça me demande toute l'attention, toute la rigueur.
Aussi n'ai-je pas la place pour m'occuper du résultat.

Et les regardeurs? Ils doivent peut-être aller vers des gens qui prennent le risque, celui de l'attente par exemple, ils doivent prendre ce risque eux aussi, et ne pas aller voir seulement ce qui leur semble certain, encore plus aujourd'hui.
Si nous ne soutenons que les boîtes fermées, vissées, alors nous sommes déjà dedans.

Oui, dans l'urgence actuelle il faut trouver la force de l'attente.
Faire face au vide.
Seul, avec.
Combien serons-nous disponibles l'un à l'autre?

Nous approcherons-nous de l'essentiel?