2019/06/24

Stages La récolte du sensible





" Absorber, se nourrir, s'identifier, incarner, prendre avec soi.
Laisser faire. Laisser naître le corps de l'expérience d'imprégnation.
Habiter, être habité. Récolter le sensible.
"

Céline Angèle


Stages La récolte du sensible

Printemps du 4 au 8 Mars 2019

Eté du 5 au 9 août 2019

Automne du 14 au 18 octobre 2019

Hiver Les 28, 29 et 30 décembre 2019 + 31: Réveillon


" Ce laboratoire du corps invite chacun à porter l'attention sur le visible
et l'invisible, le geste quotidien et l'intuition.
Nous aborderons une série d'expériences, d'imprégnation de diverses qualités,
matières, ainsi que de nombreux thèmes.
Le  C O R P S , on peut seulement l'ouvrir.
"

Jean Daniel Fricker


Lieu:
L'Entre Lieu, Larchant (77)
en forêt de Fontainebleau, 1h au sud de Paris

Renseignements et inscriptions:

Céline Angèle: celineangele(at)gmail.com


jeandanielfricker.com

2019/05/19

" je ne danse pas j'offre mes os " au 19ème Festival Butô, Paris

                            
                               je ne danse pas j'offre mes os




Performance solo corps & voix: Céline Angèle

Mise en scène: Jean Daniel Fricker

Durée: 1h

: Espace Culturel Bertin Poirée
au 19ème Festival Butô, Paris
8-12, rue Bertin Poirée 75001 Paris
Métro : Châtelet, Pont-Neuf

Réservations: 01 44 76 06 06 / resa@tenri-paris.com
www.tenri-paris.com
Evènement FB

Création 2017 à L'Entre Lieu
Première au Festival Internacional de Solos FIS 2017, Portugal
L'Entre Lieu 2018


    Céline Angèle, photo: Georges Karam


" Dans la recherche d'un point de départ, c'est pour moi la conscience du corps,
viande et sang, ce qui me constitue, ce que nous sommes.


Il n'y a pas d'échappatoire au corps; on peut discuter à l'infinies idéologies,
le corps est un absolu que le désir ou la mort révèle.
Le corps est la chose première, la donnée immédiate et fondamentale.
C'est à partir de lui et avec lui que se fait la création.


Ici et maintenant, la parole du corps est corps: insurrection de viande consciente vers le sacré,

vers l'autre "

Michel Journiac


                                                                               A Aloual


2019/03/19

Stage de printemps Danse & Existence / Butô à l'Entre Lieu et dans la forêt de Fontainebleau






                                 Dance & Existence / Butoh spring workshop in l'Entre Lieu

                                                      and in the forest of Fontainebleau








 























































































                




                                       
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Moments du stage annuel pour les étudiants du Crac de Lomme



 













2018/12/29

Quelques retours de stages 2018 à l'Entre Lieu


 …….«  Mon expérience Butô a commencé en 2013. Jean Daniel et Céline organisaient des stages depuis quelques années dans les Pyrénées Orientales, région où je réside.

Ce fut un déclencheur pour moi de reprendre la danse que j’avais délaissée depuis quelques années, ma vie de famille ayant pris le dessus.

Le dernier stage auquel j’ai participé en novembre 2018 a été le plus bouleversant.
Peut-être parce que c’était le dernier en date mais certainement aussi parce que j’étais complètement immergée dans l’univers de Jean Daniel et Céline.
Nous étions dans ce lieu magnifique qu’ils ont nommé à juste titre « L’entre-Lieu » dans un village, Larchant, près de la forêt de Fontainebleau. 

J’ai pu y découvrir de nouvelles propositions toutes aussi belles les unes que les autres. Raffinement et beauté.
Leur travail a beaucoup évolué depuis les quelques années où j’ai commencé. Le fait qu’ils soient dans leur univers permet d’étendre les possibles aussi loin qu’ils le souhaitent.

J’ai beaucoup de souvenirs sur ce qu’il s’est passé durant ces cinq jours de stage de novembre. Des moments précis de joie mais aussi des pleurs. C’est une profonde exploration intérieure qui fait appel à tout ce que l’on a pu vivre et ce que l’on vit.

J’ai appris qu’il fallait enlever couche après couche pour n’être réduit qu’à l’essentiel. C’est une abstraction de tout notre être. Tout ce que l’on peut ressentir dans la joie mais aussi dans la peine doit être répandu dans tout notre corps, cette émotion doit l’envahir tout entier et la transcender pour pouvoir l’offrir au for extérieur. Mais toujours sans aucun jugement. Ouvert. Avec bienveillance.

Le travail de Jean Daniel et Céline dans la pratique du Butô m’a inspiré dans mon travail de peintre. C’est là que j’ai commencé à vouloir réunir ces deux pratiques, la danse et la peinture. De là sont nées mes expériences graphico-dansées. C’est une source d’inspiration et d’expiration. » …...

Mylène Montana
20/11/18


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" Au début, je ne savais pas. Ni ce que je faisais là, ni ce qu'ils attendaient de moi. J'avais peur et je ne comprenais pas. Et puis, au fil des heures et des expériences, c'est comme si cela n'avait pas d'importance. Parce que ce que j'étais en train de vivre était bien plus présent.  Ce que j'étais  en train de vivre... savait fissurer mes peurs.

Alors, j'ai dansé. Et j'ai essayé même les propositions impossibles. Et c'était jouissif, de ressentir le Butô qui se dispersait jusqu'au coeur de mes cellules. Qu'il me permettait de savourer mon corps dans ses limites et dans ses possibles. Dans ses espaces fragiles, dans ses fragments d'émotions et ses impossibles souvenirs, dans le vivant et le mort.  D'explorer ce monde intérieur, tout le temps là et parfois si loin. Encore au- delà. De le rallier à l'autre monde, l' extérieur. D'expérimenter le geste, pour créer ce lien.
De me sentir vivre et mourir dans un même instant. De ne plus penser mais de rechercher. D'essayer.
Le Butò nourrit mon corps, mon âme, mes rêves, mon présent et mon propre travail artistique.

Céline et Jean Daniel, dans leurs êtres si particuliers, conscients et complémentaires savent m'amener sur des chemins inexplorés, au travers de cette danse illimitée, qui réunit tant de formes d'arts. Des chemins qui me ramènent au centre de la vie. Dans mon propre cœur. Au présent. Ils savent m'accompagner là où je n'ai encore jamais été.

Leurs regards bienveillants, leurs ouvertures sans jugements, leurs idées si riches et hautes... les échanges artistiques, ce tout si exquis à mes yeux, me permet d'oser. D'être, un peu plus. C'est une expérience à vivre. Sans retours.

Au- delà de la générosité et de l'attention offerte dans ces instants, le cadre extraordinaire de leur lieu, le sommeil magnifique et le soin précieux apporté aux repas offre une expérience profonde et sécurisante.

 Du fond du corps, merci. "

Coquelicot de Perrot
26/08/18

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" Merci au  Butô, à Jean Daniel et à Céline qui me le transmettent au plus proche, au plus vrai de ma source.
Ma danse Butô…C'est plus fort que moi, impossible de me contredire dans le mensonge. Tout ce que je rencontre ici est à l'intérieur.
Quelque soit le lieu, la forêt, nos différents points de rencontre, la sablière, le creux de la terre, ce que je perçois est ma vérité.
Lorsque je danse avec la Vie, toutes mes peurs deviennent un lointain souvenir. La Vie se vit, elle ne se pense pas et le butô me permet d'y accéder.
J'ai reçu ce que je donne, en faisant le choix de l'Amour, j'avance vers le bon, le doux, le tendre et la conscience.
Merci à tous
Merci Céline
Merci Jean Daniel "

Françoise Riou dite Sho Nin
17/08/18

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" Témoignage stage juillet 2018

L’été est chaud. Acre. Pierres vieilles déchirées sous les oiseaux virgules. Atteignons l’état où tout est signe. Il s’agira de « récolter du sensible » : c’est une rencontre avec un espace de liberté.
A Larchant, l’église en ruines est noire au dehors pour être claire au dedans. Ses murs épais aux larges contreforts tranchent la rue en des pans massifs. Mais sitôt qu’on y entre, sitôt qu’on y entre, c’est une débauche de lumière sous les vitraux de fête.
Là-bas et ici, il y a aussi la forêt. Il y a ses couleurs. Tantôt brûlées, tantôt humides.
Et quand les mots italiques sont dits et que la musique se love au creux du silence si dense, il y a leurs yeux fous dont l’ardeur sidérante est un fil tendu sur l’abîme. Comme la béance de cette pierre dont mon corps cherche à habiter l’endroit et l’envers. Puisque
« je commencerai par être l’empreinte digitale de la mort dans la vie ».
Dansons. Dansons.
Céline et Jean-Daniel nous donnent à étirer notre peau pour nous en faire des filets, zone sûre au-dessus du précipice que l’on apprend à creuser dans notre propre chair. Comme Gilgamesh, il faut tenir. Tenir en aveugles dans la nuit devenue dense dont la texture doit être lue par chacun des points de notre peau infinie. Car
« si tu es dans la solitude et que tout autour de toi est froid et infini, alors tu t’es éloigné de l’homme mais tu t’en es rapproché comme jamais auparavant ».
Dansons. Dansons.
Il y a dans la bibliothèque des pages qui attendent d’être tournées : toujours, des histoires de danse, de présence et de sacré. Au creux de l’une d’elles, l’immuable extase d’Akira Kasai, fixée ici dans un pli, est probablement la plus belle vision qu’une mauvaise mise en page ait pu créer.
Sur la
Voie du Butô, Tatsumi Hijikata se demande : « Pourquoi ne pas planter un escabeau dans son propre corps et descendre en soi ? Je crois qu’ils devraient tenter d’arracher et de manger les ténèbres de leur propre chair».
Sous ma peau, la nuit est si belle. "

Claire Przl  





2018/12/27

Stage d'automne Danse & Existence / Butô à l'Entre Lieu et dans la forêt de Fontainebleau

                                 

                                   Dance & Existence / Butoh autumn workshop in l'Entre Lieu
                                                       and in the forest of Fontainebleau



















































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2018/10/10

Des moires d'outrestombes


De Mathurin sauveur de fols, à Saint Jacques le bien nommé, que Théodomir exhuma…
Que de traces et de cheminements …
Un koan Zen énonce que le bois ignore tout de la cendre, ainsi que la cendre du bois …
Et, à travers les ruines de cette ancienne abbatiale, là, devant le plancher du studio à Larchant, j'ai devant les yeux la résolution entière de ce koan…

Devant ce plancher  en partie recouvert de cendre qui lui confère comme une atmosphère de circus , il me semble humant cette étrange épaisseur  y voir galoper ds chevaux …
De cavale, certes, en parait une, très très étrange, une sorte d'efflorescence terrestre avec une chevelure de plantes sauvages & de mousses ou de lichens ? …impossible à dire ni à cerner de cette bizarre silhouette dont le buste semble gainé d'un caraco noir,  évoquant l'Espagne & ses bustiers altiers …

Céline s'avance, Céline danse mais à peine, ses pieds humides laissent au sol les empreintes d'antiques incendies que l'orage avale …
Puis soudain elle s'écroule, elle s'écroule sans fin et toute sa danse n'est que cette chute infinitement renouvelée, une mer de chutes entre le bois & la cendre …

Estre outre, c'est à dire mort, mais outrepasser … S'en aller plus avant, plus loin, plus vif, plus noir …
Il n'est de chute qu'on ne relève, tombe et retombe encor …
Dans cette humidification de la cendre au sol, là où se voit gésir Céline-dryope, sorte d'abîme enchâssé dans la vie de la mort, une surterraine alchimie nous saisit et nous fige …
Les puissances de la terre et de l'arbre s'enflent & tendent ce corps possédé, démembré, haletant, mu par des forces invisibles et chthoniennes …
Puis des sons s'en échappent, des mots ou ds bribes de mots qui courent, qui nous échinent …
Des phrases entières ciselées comme à la hache de ce corps-parole nous frappent comme des traits ...

Parfois il s'échappe et court, parfois il s'élève puis retombe …
Cela semble venir d'un autre espace, d'autre temps, d'univers parallèles mais enliés …

Lorsqu'il freine, se fige un instant et semble suspendu en ces corridors d'entre-mondes, on perçoit alors distinctement comme des frottis d'élytres, des frémissements cristallins de nébuleuses gelées, quelques diamants stellaires qui se rétractent proches du Zéro absolu … Des vrilles d'éléments rares haubanant des traînes d'astéroïdes de métaux extra terrestres …
Une musique subtile invisible à l'oreille nue, mais qui sous tend et comble la force de la danse dans ses interstices les plus secrets.
Alors cela finit par imprégner le corps même de la Dryope qui s'en nourrit, y plonge quelque aventureuse racine et y puise une sorte de sidérale énergie …

Et quand la vie en sourd, finit par en jaillir, c'est une sorte d'expulsion, d'explosion vitale qui se rétracte comme aspirée par son propre déploiement … Cela s'étire & s'allonge, envahit tout l'espace et envahit le temps … On pressent l'attaque de la nuit … L'ombre s'allonge tandis que la couleur se ternit …

De ce corps maintenant nu on sent émaner puissance, la vitalité, Dryope-Δρυοπη échapperait enfin aux Hamadryades ? …
Mais il s'agit là de bien autre chose, ce corps de danse se doit d'échapper à lui-même, d'échapper à la représentation, au représentable …
Nous ne pouvons que le suivre dans une lente remontée, un longue ascension du vivant vers la lumière …
Nous nous élevons avec lui et disparaissons dans ses mots, dans les textes et dans les cris …
une mémoire millénaire crépite alors en nous et vient témoigner de la futilité du monde.
Le temps s'est arrêté et nous demeurons figés, ficelés dans nos paquets de viande … exsangues …

Voilà … Depuis longtemps, Céline a disparu, portée sans doute par quelque aquilon vers la froide hyperborée ou quelque contrée mythique au delà de nos sens …
Nous refluons, nous nous parlons à nous mêmes en tâchant d'éviter de nous redire, de nous méprendre. Ensemble saisis …

Le bois ignore tout de la cendre, certes,  mais c'est bien entre les deux que crépite insaisissable la flamme de vie …

Claude Parle

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" je ne danse pas j'offre mes os "

Performance solo: Céline Angèle

Mise en scène: Jean Daniel Fricker

Durée: 1h
Le dimanche 30 septembre à 16h, à l'entre lieu , Larchant (77)